On les nomme les “Fermiers de l’or virtuel“. Ce sont de jeunes chinois payés entre 50 et 100 euros par mois pour jouer à World of Warcraft (WoW). Le but de cette activité est de récolter un maximum de monnaie virtuelle (en tuant des ennemis, en effectuant des missions…), d’objets et d’armes spéciales ou encore d’améliorer les capacités d’un personnage.
L’argent, l’équipement et les personnages ainsi valorisés sont ensuite revendus contre de l’argent réel grâce à des virements bancaires à des joueurs occidentaux qui n’ont ni le temps ni l’envie de passer de nombreuses heures à progresser dans le jeu.Jouer au jeux en ligne pourrait s’avérer plaisant mais les conditions de travail de ces “chinese farmers” sont loin d’être enviables. Les “Workshops” où ces derniers travaillent sont des ateliers déclarés ou non pour la majorité, constitués généralement d’un dortoir et d’une salle remplie de PC tournant 24/24, 7 jours sur 7. Les joueurs se relaient et ne sortent que pour acheter des cigarettes ou de la nourriture.
De plus, ce qui était à première vue un jeu (concrètement explorer un monde, tuer des monstres avec des pluies de sortilèges puis se précipiter sur le butin) devient dans le cas des workshops une tâche répétitive et fatiguante à la longue. Malgré cela, ce business de produits virtuels se développe et concernerait entre vingt mille et cinquante mille ateliers pour une valeur allant de 1,5 à 3 milliards de dollars par an !
Ce qui est impressionnant, c’est le fait que ces workshops soient de véritables entreprises avec une offre de services complète allant du simple gain d’une somme de monnaie virtuelle, à l’obtention d’un équipement spécial ou encore l’assouvissement d’une vengeance contre un joueur qui vous aurait battu dans un jeu !
Voici un mini reportage réalisé au sein de ces ateliers:
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